J'irais par les pendoirs et les mines de plumes
Fouiller les corps vidés de leurs âmes toxiques
Légère cendre du mort, apprendre son cercueil
La marche est encore longue à la montre des vifs
Les urnes se distinguent alignées dans l'allée
J'irais par les plumards et les cintres absents
L'habit s'est asséché, homme déshabité
Je saisis son esprit près du verre à pinard
Sa main entre mes doigts qui pulse de l'affect
L'amour quand sous la terre s'absente l'être aimé
J'irais par les tiroirs et les chaussures vidées.