Lire dans le noir je dévaste ma chambre par la parole en fourchette
Le murmure condense l'oxygène autour de lui, ailleurs les murs sombrent
Les rideaux imbibés de jaunes merde se raidissent , capes de morts
Un tiroir plein de clefs oxydées grince soudainement, le garde portes
Que sont les placards et les caves devenues, les corps sont ils dissous
Oh mon enfermement où suintent des tocsins vérouillés
Lire dans le noir j'appréhende l'assiette qui se remplit de pain
Une trace de doigts, es tu là l'autre rêvée par qui j'ai tant dormi
Je partage le pain avec un fantôme éclairé qui m'envoile
Ami voyageras tu en enfer parmi les raz de marée irrésolus à vivre
Je ploie puis je chancelle puis un piano se mord dans les étages
Oh mon enfermement où la crise de faim est un rire de livre.