Je ne sais qu'écrire, trop distrait par les paroles bues à la bouche de l'ami. J'allonge deux lignes du livre d'arbre noeud, relève le museau, questionne le ciel décidément trop beau qu'un oiseau s'y est coulé. Les paroles pleuvent comme l'alcool, les enfants du balcon se tordent dans le vide. L'homme qui parle déride le jour déclinant. Je ne sais qu'écrire parce qu'écrire est vain plongé dans la vie et je ne veux pas être maître de l'ombre. Le jour ploie, la ligne de crête noircie la ville, il est des sérénités tant attendues qu'elles n'osent à peine prononcer le peu de leur jouissance.