L'île a soif, éteignez la forêt partout où le brande se meurt
La mer désosse un nageur et un poisson-dent le recrache
Merveilleuse terrestre, la pente de tamarin s'assèche
Le bois de songe fume, une clairière fait rotir un papangue
Les petits calumets s'essouflent en chantant Kaskavel
L'île meurt t'elle de trop d'amour? Brûlerons-nous avec nos plâtres vénérés?
L'incendie propage sa parole insensée, la pluie est démunie
Un homme rampe sur la cendre, igné son ciel en flammes.