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Le journal de René vingt six hyène....

Le journal de René vingt six hyène........

Il salope une revue fourrée de gonzesses à youalpé, il retrousse son manchon de viande et l'enquille dans une tranche de barbaque faisandée coincée entre deux coussins. IL pousse des cris de mouettes félées derrière le chaland et se vide dans le porc.

René s'essuie le syndiqué des avants bras, se  recalotte, il se refait une bouille d'avant branlette, la soif l'appelle comme une gueuse qui n'aurait pour jupon que la voile d'un bateau en perdition et qui perdrait le sens des houles pour venir s'échouer dans les bras du marin sans dent monté comme un remorqueur.

Dans son journal nous notons avec stupéfaction ces quelques lignes:" J'ai pris le chemin des ouvriers à la lune naissante, la sacoche pleine de patasse et d'un quignon de brignolet. Arrivée devant les abattoirs je me suis enfilé une gorgée de picre histoire de me remonter le falze cérébral, histoire de m'allumer un peu avant d'aller trancher les trachées et les poumons des bêtes à cornes et à culs méphitiques."

Rentré du turbin René se stoppe au trocson de la rue Lénine. Les poteaux se drossent à son entrée par la porte des morts artificielles. Il serre quelques pognes et s'arrime au zinc en passant une commande toute jaune dominante pastagas multipliée par vingt. Il sait que dans quelques moments il se sentira plus trou que nulle autre bonde assoiffée de ses saloperies d'eau de vaisselle.

Fermeture des portes, fermeture de la rue, fermeture de la turne, fermeture du corps, fermeture de la conscience. Pire qu'aujourd'hui demain est un despote.

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