J'enfourne des usines des rotondes de trains des garages d'essieux des bouches décolorées
Je passe ma main sur la raie de ton crane bombé comme une gousse je travaille en extérieur
Tu marches matinale après les secousses de litière je tremble encore du jus entre les cuisses
Je crapahute sur les toits de la ville fumeuse et ses cheminées de hangars incendiés
Je m'industrialise les occipitaux je défonce des murs zingués qui donnent sur le sommeil des vifs
Je traverse des fumées assises sur le bord noir de la zone j'allume un cigare au fourneau des crémations
Tu passes sur l'avenue contrebassiste j'ai occupé l'espace de ton corps en défaisant ses oripeaux
Tu ne brilles que par ta seule présence tu es nue comme une casserole de toupies chauffées au moignon du prépuce
J'enfile des villes travesties en daine la peau du chasseur en pèlerine pour les jours de glace
Je me torve énuclée un oeil dans la culotte de l'aimée sensible et chatoyante tu brilles sur tes tapis
Le pain défile sur l'escalier industriel il tombe chauffé à mort dans la gueule d'un homme queuté par l'arrière de la citerne
Tu rampes à travers tubes et minerves d'hôtel je serre un peu les ascenseurs étrangle l'étage de tes promesses.