Le sablier
Lorsque le temps arrive de nos précipités
Lorsque l'absence dure plus que le feu éteint
Lorsque derrière la porte.....
Tu es partie à la dérive et tes yeux ont brûlé leurs miroirs
Le quai appelle à la destruction de la conscience
Je perd mes équinoxes et mes indes pacifiées à la longue
Je suis en soute profonde dans le noir des cafés morts
Le sablier
Lorsque l'instant arrive du noué solitaire
Lorsqu'il tire vers le large le corps spirituel de l'autre
Lorsque le cri prend la forme d'un livre accablant
Le sablier
Tu es partie par la lecture d'un traité de silence
J'ai attendu à la page une
J'ai attendu que tu reviennes du chapitre des cendres
A cette heure prononcée sans parole
A la seconde d'effacement
Je puise dans mon sang un long trait de couteau.