Verte moulue sur ton lit de fracas tu habilles ta raie à la hâte des foires
De dire le bordélisant qui ne déloge pas les femmes à poignet
Je ramasse ma viande sur les chaussons d'hiver tu sévis dans la couvrante
Je voudrais prendre froid dans les plis de tes coudes huilés
A la hâte des foires tu coures de jeu en jeu pour te perdre dans la foule ignare
Tu me boxes me tires me tourneboules m'agrippe avec ta grue pleine de doigts bandés
Je me vide sous le huit heures du jour qui se touche l'horlogerie
Verte moulue sur ton lit de fromage tu polis ma ferronnerie
De dire le remue-ménage sur l'anubis qui crache des péniches grogneuses
Je baille par le chassis qui entrouvre une flaque de peau animée
Tu me saisis insatiable draineuse de lait tu me bois à la hâte des foires
Tu me découilles hors la minuterie tu me brises menu tu dévores ma feuillée
Je me vide sur le papier monnaie que tu zippes sous ta culotte
Tu disparais dans les murs du bordel par la porte dérobée de mon rêve.