Le temps sur toi est un orage mon cher et éternel censeur
Tu me voudrais à la botte je me défie de tes dictées
Je ne crains pas le pire des serments et te dire ô combien ces années furent l'exil du désir
Je ne crains pas de dire que je suis morte en allant décimée vers la vie
Le temps sur toi est une soustraction de la raison j'en ai connu les affres
Je ne renonce pas au souffle à la peine à l'humiliation de m'être perdue en toi
Je suis véloce de mes souffrances
Tu me souhaiterais morte au bord du lit des solitudes
Le temps sur moi est un fardeau et une libération.