Lorca tu chantes sous la voilure des songesla guitare habitée et le papier sablélonguement promené au soleil des Grenadesje vente là où tu soufflesje respire les ondées partagées sous tes yeuxpar là la Baracca sur la route de cendreset le théatre nudeux hommes à la baise incendiéeLorca ami passé par le temps des clartésdes écritures mobiles comme des carènes à l'oeuvre d'eausillons des riresencres des nuits encres des heures plisséesencres rouges du sang coulés des agonieset des voyages sud par la mer caraïbesLorca l'homme des lèvres là le cheval perclus de solitude que tu honnoresentre les arbres sigillairesje demeure sous la lampe huileuseje vais immobile là où tu vas couché dans le ravinles mots sont la demeure du silence.