Putaing tu pleures, tu savonnes ta gueule torve, la lumière gerbe des acides verts dans un ciel chargé de hallebardes.Putaing tu pleures, ma main te peigne, ton visage arrange un sourire, un baiser sur ton front.Putaing tu pleures, la dérive des antans de mots te modèle, nous savons tous les deux que l'heure est à demain mais putaing, tu pleures et je pleures avec toi.Je plonge un peu ma gueule à la fenêtre stellaire, le trait noir de tes yeux brille sur mon âme clairsemée, tu rassembles les bouts d'acquiescements à la vie mais putaing, tu pleures.Putaing je pleure, le mélange d'eau et de vin dans ma bouche, un peu de poésie humide, les départs, les abscences, les trous entre les doigts.Putaing l'amour des ombres, des murs, des oiseaux morts...Chutt, le mur s'ouvre, je file dans l'univers.Attends moi je reviens.