Nul ne vient à cette heure, pas même le manteau cyprien vide de son fantôme
Pas même les os décliquetés du salop ivre de ses meurtres
Nul ne vient parmi les vifs qui se rongent les belles amulettes
La danse autour du feu, l'ivresse du poison, la peur de son cercueil
Tu portes le masque des chiens atermoyants autour de la maison du mort
Le signe d'un aboi pire que la sinistre panique des sucés par la langue
Nul ne viendra quérir le pain tremblant de tes entrailles
Les grandes solitudes se trament sur les bords de sang frais
Tout parmi le fantôme te raccompagne sous les arbres décharnés
Ses assiettes léchées, sa bibliothèque intravertie, son dé jeté aux loups
Nul ne vient à cette heure, pas même le manteau cyprien vide de son fantôme.