Restes encore un peu sur le gras de la nuit,
Demeures comme moi , imparfaites ruminations nouées au pied du lit,
Restes , puisque dehors la pluie entrave l'obscur, puisqu'elle ne reviendra plus,
Demeures encore un peu, brêve la nudité, distillée la confiance,
Restes , comme moi en absence de crue, les larmes encaissées.
Demeurons puisque dehors le vent n'est plus la parole disserte des frissons.