Chaleur épaisseje dérive au grè de l'écriturel'alcool végète entre deux signes ma main gauche tisse le papierl'encre désigne le passage des ombresla voix de dedans " tu pars doucement, tu glisses vers la fin de ton voyage,je t'accompagne sur le pays de l'abscence durable, je m'y glisse avec toi en chuchotant ton prénom"mon corps pèse sur le cielmon coeur roule sur la route d'hier, il accroche les arbres,il carresse les yeux bleusle regard des lucidités additionnéesdes souffrances plongées dans l'histoirela voix de dedans " tu vas là-bas, j'irais bientôt car il est lourd d'exister"les enfants jouent là, tu les auras aiméschaleur épaissel'écriture semble inutile à écrire je suis en silence, pénétré de la terre,je pars sur le vaste incertainle monde est un homme qui nous quitteje l'aime.