Je suis penche un peu la têteil regarde le vide plein de chairset les êtres absolus qui l'habitentje suis accompagne le corps à la dériveil est le fils de l'homme qui partles larmes du dedans font comme des cheveuxje suis lisse l'eau d'abandon qui coule sur sa peaula pensée sur les vagues la pensée sur les terres intérieuresla douleur chuchote entre les verres cassésje suis respire à peine avec le souffle las de son pèrela lumière baisse sur le mondeles coeurs s'unissent un temps pour embrasser l'histoireje suis fait silenceil regarde au loin de son âmeil apaise ses enfantsil entre en veille séculaire je suis fait un pas vers la mort.