Silence carmelje prolonge le regard de tes yeuxl'issue est une fenêtre avide de mourancemais il est nul part où aller à l'ombre du painoffert là sur la tablesilence des dessous de visagetu es la femme aimée animéela tentation te ronge de courir les videset les pleins de nocturnes hurlés dans la bouteilleje bois les intervalles respirés avec toije bois les heures sondesje bois tes lèvres languessilence les crues de sang dans ta boucheje dis les temps de l'amour rénovétu dis les passages du vent, des mouchoirs déchirés,des ombres nues en catastrophes et des miroirs renaclés,tu dis les ossements remarquables de la vienous nous saignons à noir pour s'aimer d'éternelssilence, il est sur nous le baiser partagéla dormition tempère la souffranceje t'aime chère tendrement incarnée.