Tout l'hiver nivéal ne saurait agréger les idées folles d'un homme en transit pour l'absurde et le voici en tentacules défiant l'horloge et le hérisson avec ses fleurs consommées par l'hiver à peine vertes que les rougeurs frismatiques les empruntent aux bleus des assassinats de glace passé l'orge liquide place aux gelées et aux canalisations tranchées le chauffage qui ne ment point tant va l'homme aux fleurs glacées que la récipiendaire du bouquet académique avec palmes et autres feuilles d'érables qu'un sirop furtif ne saurait rendre plus digestif après le diner ca calme plus que la parlote des érudits qui n'aiment pas les dimanches avec les morts parce que vivre est une épreuve d'écriture malade sans rajouter du cercueil aux dominicaux d'ennui du cadavre de fleurs aux épreuves à corriger je me rends au rendez vous de l'hiver avec des songes dans les mains et une fleur bleue de froid qui ne craind ni l'eau ni l'encens des tombes que l'hiver nivéal fleurit avec ses bandes rugueuses de pétales polies à la mine d'ambre et au crayon des précipices.