Tu es venue par l'Est l'éculé, la rampe solaire abimé sur ton front et les yeux au fond de tes cosses qui parcourent le rêve de mes mains tranchées.
Le regard, me dis tu, est un temps de silence contemplatif des souffrances, la sonde des beautés irriguantes, les arcs d'ambre dressés sur mon ventre ouvert,
Tu es venue, amour et refluement des eaux, le partage du fleuve de peaux éparsent les draps du lit vidé de ses corps dégoutés essorés.
Je voudrais dormir sur l'Est le marécage de nuages, tu dors déjà petite lune à l'envers des brasses de la vie et je ne sais où ramasser ton corps.