Tu marches comme en prisonô ta quête de sable sur le temps longtemps ciseléles mots que tu vénères s'absentent de ta bouchele désert respire sur ton ventrele livre n'est pas le coeur de la véritéalors tu marches improbable voyageur sans matricedans la neige des nuits transies des froids intimestu vas là où nul ne va marées inhabitéesnu que la parole indolente assèchetu marches comme en prisonô ta quête de sel sur le front longtemps carressé.