Je reviens par la plage équilibrée sous les trois lunes crétines qui m'ont accompagné tout au long de ce voyage sans bagage ni ressentiment J'ai déplacé des montagnes de choux et des aqueducs de vin pour venir a toi sans crépine autour du sexe sans tuyau...
Lire la suiteL'amour rendrait intelligent il faciliterait la fluidité des regards et la grâce des mots L'amour rendrait limpide comme le brou il zigzaguerait entre les racines des arbres sans trébucher L'amour ferait l'amour en toute décomplexion comme une signature...
Lire la suiteSouviens toi il était six heures à la toquante lorsque le rire au fond de ta gorge vint cogner contre ma bouche rassasiée de ta langue J'ai encore ce goût de sel entre mes dents tes lèvres pleines de jus ta gencive brûlante Nos mains privées de vie allaient...
Lire la suiteJ'irais vivre dans ton livre mon aimée J'irais chercher de l'eau à la rivière de tes songes piétinant dans la boue de tes névroses Je t'offrirais des fleurs exfoliées dans leur beauté malade Je pencherais ma tête froide sur ton ventre nervuré Je lècherais...
Lire la suiteMon corps grand tassement des os sur ton corps assemblé en fils et ligaments Sur toi presque vidé tout en peau de légume Harassé sur tes reins ouverts en déversoir Confit sur ton huile pentue où je glisse éperdument taupé Jusqu'à la soif qui me brûle...
Lire la suitePartir est un verbe rustique il est les larmes révolutionnaires et des attentes de train Partir demeure derrière le rideau il est la mémoire précise de l'absent, son pas dans l'escalier Partir est une pénitence il renonce à l'humiliation annoncée Partir...
Lire la suiteLa vie air de flute accompagnée par la main coquine croisée sur le vélo des nuits de lune soupirée Je te respire vingt ans de pédale autour de ton ventre jaune La vie entre nous de fumées douces les espèces d'encensoirs les pipes à eau les bouts de cartons...
Lire la suiteDes odeurs de voitures où nous baisâmes la ligne continue alors que nuit allait en contention avec nos consciences dissolues dans les toxiques et les mots nous roulions en agonie de l'infini vers la mer qui jamais ne nous vit les vagues intérieures bien...
Lire la suiteAimer c'était hier foutrement déchiré les dispersions de montre dans le col de la nuit les moteurs étouffés et les retranchements les petites voiries sur le dos du vagin les nappes débarrassées des couverts usés Aimer c'était hier dispersion des sémaphores...
Lire la suiteUn tenez moi vaut mieux que deux tiens toi bien et un tentes moi vaut bien trois tu me tiens par la pulche le désir n'étant pas une soute à bagage ni même un air de rien il convient d'agréer l'élan du corps comme énergie à décompenser sa libido quant...
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