En attendant la bite à Godot la scène se désemplit et les planches rompues à toutes les fatigues se fendent d'un acteur décati que les rotules de la machinerie broient en aspirant le rideau et l'homme grimé en double noeud. Godot chuchote dans un coin il respire avec délicatesse, justesse, il nomme le monde et ses temps traversiers, il nomme les hommes sociaux et toutes les guerres microscopiques qui hantent le château. Sa bite arrive enfin, elle transpire, elle aboie, elle voudrait rimailler la pôvre alors que le texte est une osmose de verbe chatié déroulé comme un roman épicurien.En fin de compte Godot est bien plus ripailleur que sa bite.