Le journal de René quarante septième hyène.....
René s'éveille au monde des catastrophes après une nuit hantée par d'ignobles tourments aux agrès de viscères et d'ordures où ne s'aventurent que les parias définitifs. Le matin gerbe des soleils mourants, le ciel est un cuir de cendres qui stagne en plafond des nausées. René se déroule, il se secoue les Achilles et se branle bas de combat direction la souillarde où il se fait réchauffer un jus noirâtre, histoire de se rincer le palais intérieur qui pue la chair flétrie.
René se niche à la fenêtre de son quatrième étage céleste, vu d'en haut tout semble écroulé alors qu'il s'enfile un petit coup de sec en se demandant à quelle heure le train en partance pour l'oubli passera ce jour. Deux heures passent, liquidiennes, obsédées par le désir de boire la tasse sous la grande mer nacrée de ses désirs de mort tandis que la vie le rappelle à ses instincts de branleur téléphage. Il allume le poste, se cale dans son boudin rouge surnommé Le Fauteuil, et se chauffe à l'émission très conne dite " Foire d'empoigne chez Texas oil " ou l'histoire de deux familles allumées au pétro-dollar et à l'inceste sur tapis persan. René se marre, se bourre les côtes, se branle à l'apparition de Mylène et s'endort sur ses gros seins.