Verre sur verre le sombre du picre rassemble ses fontaines pour former autour de l'estomac une gangue d'alcool qui me défonce le bide lorsque éclatent les molécules de la boisson chérie des défoncés du vignoble tendance lourde.
Les colères du jour s'apaisent, l'immeuble se fait silence et s'enferre dans ses terribles cauchemars. Parfois une gueule dégouaille aussitôt refermée. Colères vous ai je dis? Je ne sais plus différer mes tensions, la ville, le quartier, l'immeuble sont pleins de lémures à gouape d'enfoires qui ne cessent de me poursuivre dans le moindre de mes imaginaires. D'aucuns diront que j'hallucine mais que dire de leurs petites crottes romaines semées dans ma piole comme une allée de jardin Janusien qui m'étrangle de haine lorsqu'il me faut les ramasser et les donner à bouffer à Joe le chien méphitique de la voisine la mère Bérot qui trempe son doigt dans ma serrure lorsque je suis bourré.
La nuit s'avance, les boutanches de blanc sec se vident l'une après l'autre dans ma bonde blindée, je bois en dypso comme d'autres se grimpent le dimanche, y a pas censure! Des bruits dans les ouaters, les lémures rappliquent, je dois vous quitter car le massacre de masse s'annonce et putain je détruis le premier qui gerbe dans mes chiottes foi de poisson pilote mort.
Tout cela est du flanc, j'écris tout au fond de mon trépas, je fais une trace sur le papelard un peu fécal je vous l'avoue , un peu écrit car pendant que je bavoche sur mes glissières salvatrices j'oublie que je suis fou et con à la fois. A vos pets les lémures!!!!