Rien à dire alors le dire en disant que le dire ne dira pas ce que je suis je suis est un pays livré à lui même débandé, oxygéné, catafalqué, je suis est une opération à ciel ouvert et un métronome de la peur je suis joue aux billes dans le couloir et...
Lire la suiteSur les songes lacustres qui m'enivrent et me noient une ondine saison fait des rideaux de pluie.
Lire la suiteN'être de cette seconde, de cette limpidité livide, et qu'il me soit donné de croire que le temps est aux choses de la clairvoyance, du mouvement, de la rotation bienséante des atomes. Je fume, je baguenaude sur le sable, j'abstractionne les carrefours...
Lire la suiteLe soleil darde le corps la chaleur pénètre les pièces au corps se dénudant été en Mascareignes je me promène entre mes livres jonchant le sol et des écrits feuille par feuille encre travesti, encre pictural encre des mémoires à vifs lettre d'amour en...
Lire la suiteJe ne sais qu'écrire, trop distrait par les paroles bues à la bouche de l'ami. J'allonge deux lignes du livre d'arbre noeud, relève le museau, questionne le ciel décidément trop beau qu'un oiseau s'y est coulé. Les paroles pleuvent comme l'alcool, les...
Lire la suiteLes mots sont précaires liquides sur la route comment oserais je les écrire sans les trahir demain.
Lire la suitenuit une main dans l'assiette, un rond de serviette roule sur le carrelage la langue transie lèche le fond de l'impasse le ventre ouvert sur le pré noir manoir des doigts pleins de bile l'épaule vagabonde sur une écharpe lisse, creuse, blème la bouche,...
Lire la suiteRetour du lagon, marée haute de jeux enfantins, déconnante sur le sable, soleil sur la peau orangée.. La chaleur gagne l'ile, les verts disputent aux bleus l'espace liquide et minéral, l'océan indien déroule des vagues outremers , mon regard se pose sur...
Lire la suiteCouché tard, engoncé dans le verrou rectal du monde, traque de lémures, de goules invisibles, pressenties sur le ventre, un bande d'arracheurs d'illusions qui ne se couchent jamais. J'en ai choppé un cette nuit dans les chiottes, un soupeur de bas quartier...
Lire la suiteRien n'y fait, le temps dégrade le corps alors que l'esprit s'éclaire. Il est donc sain de faire de l'esprit le corps pérenne du futur.
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