La casemate pleine d'ossements il est loin le temps de la guerre le temps de ces morts d'airain que la fange enveloppe pleine peau tellurique et la face ornée du cri ultime édenté il est loin le temps de la mémoire des quatre pattes dans le gaz et des...
Lire la suiteTu marches comme en prison ô ta quête de sable sur le temps longtemps ciselé les mots que tu vénères s'absentent de ta bouche le désert respire sur ton ventre le livre n'est pas le coeur de la vérité alors tu marches improbable voyageur sans matrice dans...
Lire la suiteNe sois pas triste, l'indigente fenêtre se referme elle reviendra par l'autre main ouverte et alors tu seras oublieux des infortunes de l'âme ne sois pas triste et viens un peu dormir au chevet de ton corps mon corps fait sourire elle ne renoncera pas...
Lire la suiteJe est un épistolaire, il se conduit en écriture en cheminant sous le regard de l'autre Je est un terrier, il voudrait bien demeurer à l'ombre de son âme ne rien dire qui ne serait dit à l'heure des morts et des aveux mais il sait que la lumière est une...
Lire la suiteTu tourneras trois fois autour de l'arbre et tu oubieras ton nom j'ai peur père, j'ai peur d'être en vie sous le fouet mon corps est une impasse l'esprit qui m'anime ressasse des bâteaux mortels je voudrais être au pays des lianes heureuses mais ils m'ont...
Lire la suiteOh les cons, ils chavirent dans le vin d'abordage et de cordes le pieu tangue, les draps se souillent un peu mais il fait bon baiser liquide en bacchanale retournée et ventres nus sous les mains dispersées Concupiscents alcools et dissertation des corps...
Lire la suiteRené dans ses lectures. Il compulse " Boeuf Magazine" et soudain se trouve à l'étroit dans son slip défoncé, une érection passagère pense t'il en feignant d'ignorer ce sexe qui le dévore.La revue égrène ses articles de fond, un taurillon s'exerce à la...
Lire la suiteLa nuit tombe sur l'ile, j'allume le blog miroir, l'écrin de mots ressassés et je fige là un texte inutile, sommet de fatuité sous l'oeil sans frontière de ta tête penchée sur le monde invisible visible. La nuit tombe sur l'ile des suds de la terre, j'écris...
Lire la suiteLe Livre des Ruines sur le chevet malade sommeil minéral agitation des murs frigides je croise le temps qui passe mutilé les hommes, là bas, défilent sous des portes nauséabondes et l'homme là tremblant son agonie compte les heures sondes en agitant l'autre...
Lire la suiteRituel d'encre,les doigts appesants sur le clavier, je ne sais dire l'écriture désordre, ruminations à tâtons l'ombre épaisse des murs j'aurais voulu voir les mouvements du livre désiré ses longues insomnies, ses polyphonies sa trace perpétuée sur le...
Lire la suite