Sur le désert confin où rien n'habille la tranchée de parole Sur la lande détruite je veille habité de la ligne mouvante des horizons tangents J'aurais lu le livre en attendant l'autre, j'aurais cuisiné l'haricot J'aurais pétri la montre démone et observé...
Lire la suiteSur le manger de trait les comices d'agapes bruissent de mille lards Un saint tête de pont entre l'idée de dieu et le cheftain du peuple Se sert à même broc de picre le vénéré La table se démène longue comme une idée barbotée dans le cerveau d'un tyran...
Lire la suiteJ'ai eu vent de ton souffle posé sur la tasse de thé, elle qui se renverse à soupirer les rides de l'horloge Tu as grandi entre les arbres du jardin, entre l'usure du banian et ses pudeurs de lianes J'ai eu vent de ta main posée sur la tranche de pain,...
Lire la suiteDormir entre toi et l'enfant cerceau aboli Dormir entre toi et l'assiette aux soupes Dormir entre toi et la photographie d'une sole La mécanisation du désir je chausse quelques plantes de pieds car de partir je ne retiens que le nom Dormir entre toi et...
Lire la suiteC'était hier, le chant obturé des fontaines...., nos doigts en entrelacs pour mieux soupirer les distances d'entre les mots L'eau, une musique étaminée, le feutré d'un baiser qui tombe entre les lèvres Nous étions comme à la jouvencelle mais si prégnants...
Lire la suiteParole de pendu: "Je ne déraisonne pas la mort, je la lessive, je la mine avec mes expositions de chairs et les oiseaux noirs qui me bougent. Je demeure à la croisée de ce chemin, privé de dignité et voué à un certain culte des voyageurs à pied qui, loin...
Lire la suiteLe vent souffle toi de là bas N'arrêtes pas de geindre ourdis toi sous la pluie Tisses les coins entre eux marches comme en prison L'amnésie du remord tu peux aller ton sac La dégradation de la ville qui te broie Fous donc les encensoirs et les proses...
Lire la suiteVoisine ma cantatrice crépusculaire meneuse de charriot à l'attelage d'hommes Riveraine des corps emmaillotés ces larges d'épaules qui se froissent Qui se plient qui se tordent ces gueules de hussards les pleureuses concupisces Mitoyenne du lac neigeux...
Lire la suiteTrou quand la panique distille ses écroulements de chairs dans le sac de pieds coupés Je est un silence qui sait les dictionnaires.... La faim était ultime utilisée comme poutre maitresse de la famine organisée Je faisait semblant de réfléchir son spectre...
Lire la suiteElle confiote dans tes globes tu hallucines sur les dernières livraisons de beurre Elle croule sur ton ventre l'affolement des nombrils tu dérames sur le trait Elle piétine tes grandes cataractes le pieu verse dans l'onde outre saline ta pénétrée Elle...
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