Un baiser poudroyais je sur tes lèvres Sur tes tempes farineuses Sur ton aorte ficelée à la hampe du ciel Un baiser poularderais je entre tes phalanges Sur ton cou vissé dans un trajet de viande Sur ton scapulaire d'os orangés Un baiser impatienterais...
Lire la suiteL'amour est un tiroir où se mélangent les osselets mobiles d'un grand corps malhabile L'amour est une région de l'homme plantée de cartes réversibles l'avers minant l'envers L'amour est une région de la femme où les yeux réfléchissent et l'esprit se déplace...
Lire la suiteJe tiens des propos cartilagineux un peu blanc de poulet à l'adresse des meubles des murs qui se tordent de tiroirs et de plinthes J'ai pris une branlée sur le vif d'un éther au comptoir d'un bastringue où s'est moussée une multitude de commissaires du...
Lire la suitePerçu comme une offense le regard sa mécanique d'huile La douceur de ses mains sa riche mandibule Elle le dévore des yeux et son ventre l'appelle Il tâtonne dans l'herbe près de sa faim outrée Si la table est posée la viande se délite L'instable commission...
Lire la suiteRéponse à l'enchanteresse Je brûle de vous aimer de fouetter l'échine des mots cadencés qui creusent la faim de l'amant de dire le verbe agiter au sein de votre ventre marché par mes doigts en fontaine sur l'anubis rétracté qui saoule mon esprit et mon...
Lire la suiteCinq heures sur moi et l'arçon qui dérouille Quatre heures plus tard la selle est tannée Six heures à quai ta peau prend feu et doigts Trois heures après le pompier ce héros Sept heures en piste la parade des membres Deux heures de trop j'étouffe ma bicyclette...
Lire la suiteLe verbe être est addict de toi Tu ne mesures pas les séquences de plein dans la gueule que je mène avec le mur de la chambre enfoncée dans ses clous Tu ne songerais pas à me mener au zoo tant je pue la peur de te perdre à commencer par ce jour qui trimbale...
Lire la suiteEliana tu parais si mortelle dans ta course au silence Les étangs sont comblés sous la forêt de rues la ville s'est agrandie Tu attends que les fleurs se décident à parler Tu ne murmures pas le nom de celui-qui-hisse-le-ciel La foi en son destin l'amour...
Lire la suiteAvec ma gueule jurassique défoncée par l'avant Mes années de bastringues et mon poignet moulu Avec ma grosse tanche qui pue entre les cuisses Ma truie qui sue du brou et les noix qui s'envasent Avec mes plombes qui shootent les cagoinces Mon tonneau de...
Lire la suiteTu es mort sur ton échelle de valeurs connes Comparant l'ordre et la conscience l'autorité et l'intransigeance Tu es un homme distingué des autres tu agis tu disposes tu tranches Tu es de ces individus au parfum double l'un séduit l'autre contamine Tu...
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