Abattoir cinq je marche le long du quai Une lune salée corrompt la perception de l'oeuvre Je gravis une échelle qui grince et se débat Je monte dans les étages démodés Les salles se succèdent de peintre en peintre De cuisines fanées en cadavres de modèles...
Lire la suiteEpuisé d'écrire, de l'aube au vespéral, du chant du sconse au cri de la liche Viendra t'elle me bouffer, j'y aspire de tous mes os nucléaires L'après livres viendra, des livres emmurés vifs avant même de bruire Un roman de brouillard, illisible, chelou,...
Lire la suiteJt'envois de l'ipod dans la corne somalienne Du plastoc et des fibres filaires à faire bouillir deux jours Puis tu suces le tas de merde et t'es guéri de tes famines Ciel, j'ai faim, j'veux de l'écran, du sommet techno Ma chiasse pour la mémoire d'un...
Lire la suiteCrainte, la liche en escarpin sur des routes à viande Manger son seul domaine, de la barbaque d'homme Du gendre pré cuit par les salves de sa dernière cuite Sa section de membres frais, son cou piqué au vif Le monstre se crante dans la chair du beau frêre...
Lire la suiteTa rose de téflon, ton anubis en transe Mon pourpre carabin soigné aux lèvres épaisses J'agite une lanterne au bord de ta russule Manger, la dineuse en iris, la fleur au sel fécond Tu campes au bord du phalle, il se crante et se crache Mordu le pain se...
Lire la suiteEn emportant le sel pacifié Et remontant le nord par ses travées de morts J'ai apaisé mes peurs et leurs retranchements Le trésor maintes fois ressassé, l'eau, le miel La trahison des hommes, le couteau et la plaie Je vais suivant l'alouette, l'aiguille...
Lire la suiteJe suis venu périr, mes cieux en attelage Pas de vis à l'écrou, pas de nef dans ma poche Un mal de chien jauni par la pluie des crocos La tempête se lève, le vent doigte une autruche Je suis venu périr, la lune se fait brosser Je voudrais une tombe similaire...
Lire la suiteL'horloge en serre tête, elle fulmine la garce Une quête peu noble autour de ses luettes Elle multiplie les corps et les rasoirs à beurre Les permis de souscrire à ses lubies et boeufs Non, la pitié au salpêtre, l'hôpital des marneurs Je ne travaille...
Lire la suiteOuvres toi, mange le ce nuage atrophié Ce géant praticien des atmosphères sonores L'un dans l'autre un état de la mort Un monstre sur son échelle impatiente Il va quand l'autre tombe de son gré dans la soupe aux fossiles Il mange du quart d'enfant en...
Lire la suiteLe pain déclaré mort se planque dans le lit Il s'arrange la croute et ses miches plateuses Il ruisselle de peur qu'un affamé le crante Un de ceux que la ville recrache par saisons Symbole de la faim il connait la rengaine Manger manger toujours et qu'importe...
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