Hymne aux morts étagés saucés dans la tranchée La cagna désertée, un rat à viande dort La pluie ne cesse pas, un homme se souvient Trois pieds coupés surnage dans la boue Le quatrième est il repartit vers ses terres? Des aciers pleuvent d'en face de derrière...
Lire la suiteJ'ai laissé trois matins au bord de ton pucier, tu y dors pleine d'eau Les murs ont vacillé avec le courant d'air, la porte soulevée J'ai marché longuement entre les vifs certains et des ombres inconscientes La vie des villes ceintes, quelle crise de...
Lire la suitePas à peu la montre se tic tac à moustache de midi L'horlogerie suspend ses vols solaires tu vas t'en prendre une branlée L'heure sonne des révoltes de hérisson l'heure de sonner les terriers Ivres morts ils s'avancent au zénith de leur infortune Tu attends...
Lire la suiteNe dis pas la somme des incendies ne dis pas la main qui broie les cendres Ne dis pas la tentation d'honnir les sépultures ne dis pas le visage décomposé Tu ignores le dormir Ne dis pas l'intérieur du ciel ne dis pas ses cercles penseurs de l'absence...
Lire la suiteHeureux l'homme sans bras qui surnage sur le lac des plaies bleues Heureux l'homme sans jambe qui ouvre des boites à chaussures Heureux l'homme sans tronc qui enfile des conduites d'eau chaude Heureux l'homme sans tête qui arpente les champs du comte...
Lire la suiteTon thé en parrallèle et ta main qui se signe J'insinue un baiser entre ta bouche et son drain de feuillage Je souffle sur ton cou tu aspires aux sucres des fleurs Quelques gouttes de noir tombent sur ta chemise Où tes seins récitaux chantent la dernière...
Lire la suiteAimer serait verbe insensé, tu reviens du si loin de mon âme Aimer serait verbe patient, tu t'es absentée si longtemps que mes yeux.... Aimer serait verbe fourbu, j'ai renaclé à le mourir en moi Aimer serait verbe en transit, je retourne dans la maison...
Lire la suiteDésirée libre, songez sa grâce Attelée à l'Orion effréné elle danse la liberté des sens Chantée insoumise, pensez son encre Elle écrit des révoltes de songes, ses désirs encensés Etoilée en secret, méditez l'illusion Effeuillée telle amante elle disparait...
Lire la suiteL'ivresse bon matin le pinoche bonsoir Ne pire aller au bain avec des bouts de viande Des statues intérieures affaissées sur les reins Un fou à l'agonie par dessus sa culotte Et moi qui tire le phalle d'un robuste effréné L'ivresse va son charbon et sa...
Lire la suiteContemplée par le haut qui ne craint pas la pluie Juché sur un talus de cadavres ébruités dans la ville Seule à maudire la guerre difforme et scélérate Epuisé sur les morts sanglés dans leur suaire Lasse en désespoir et mère trois fois mourante Givré...
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