Journée grise sur le port des transactions d'oubli Je cherche un ruisseau qui mène à la mer Je cherche sans te nommer les ombres bleues qui te ressemblent Tu es venue sur un nuage apothicaire Tu a pris le vent ascendant J'ai pris le temps de me maudire...
Lire la suiteLongtemps horizontaux ils s'assoient sur les plumes et se refont mimine Courbés en demi lune éclairée par la grâce d'une entreprise de gymnastique Quasi cassés sur le pucier des vannes ouvertes ils se mouillent muqueuses Penchent à l'avant proue des inserts...
Lire la suiteL'obole d'un pardon tu patines dans le jardin au moment du thé tu es venu pour te dédire tout en mensonge sous la dune de soleil hésitant tu chuchotes plus que tu ne dis les mots qui te piétinent acidulés tu coures la honte au frais de mon visage qui...
Lire la suiteUn homme dans la rue se méprend au passage d'une femme dans la rue Il souscrit au regard de l'alliage d'obsidienne et de bronze Les yeux de celle qui sans mobile se détachent de la foule de vêtements Un homme dans la rue aperçoit une femme pleine de visages...
Lire la suiteJe marche à la marge de ton sourire périscopique celui qui voit par l'éclat de sa beauté celui qui ne recule pas sous l'arche de cadavres estampillés amants éconduits celui qui tait les certitudes et sait les fragiles hésitations du corps Je marche au...
Lire la suiteMourir un peu c'est pas donné à tous les hommes c'est souvent pas repris C'est un art de la patience du souffle retenu Mourir un peu c'est savoir attendre qu'elle signale sa disparition sa réapparition C'est tenir son chapeau en pleine tempête de désirs...
Lire la suiteDeux heures vingt le rasseoir en équilibre sur la nuit Tu ne dors pas tu plies les pages d'un almanach de taiseuse La quantité débordante de mots indéfiniment ressassés rangés dans ta mémoire Tu ne sais plus à quelle ombre il a appartenu Tu ne sais ni...
Lire la suiteTu t'sues dessus frite en dansant à la fête des Polisseurs d'émeri qui se balancent comme bernaches attroupées au centre de la salle de guinche. Baloche m'as tu vu avec mes drôles qui s'assoient en rang d'ail en attendant le baiser fondateur Baloche m'as...
Lire la suiteJe n'écris pas je chute avec les grands mercantilistes Je n'écris pas je me débande de libéraux Je n'écris pas je me shoote au rabot tricard Je n'écris pas je m'avenue en soutien à la forêt de burnes Je n'écris pas j'abois sous la langue pendue qui triture...
Lire la suiteLe temps sur toi est un orage mon cher et éternel censeur Tu me voudrais à la botte je me défie de tes dictées Je ne crains pas le pire des serments et te dire ô combien ces années furent l'exil du désir Je ne crains pas de dire que je suis morte en allant...
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