Tu marches dans le jardin ivre de tes mémoires Santal évaporé Tu sais l'étouffement des prières et des larmes Santal évaporé Marches encore sous la treille, la pluie ouvre son toit Tu sais le thé des cinq heures révolus, le livre qui se ferme Santal évaporé...
Lire la suiteBanian, ouvres moi la porte des entrelacs de soifs, dis moi le vent-oraison Banian, cacique dans la forêt de racines, tu sais les précipices Je ne sais ni des spleens qui me broient ni des couteaux qui tranchent Banian, j'ai cherché l'oiseau-martin, tu...
Lire la suiteCrêves ma carne sur l'Arcole des putres et des défaites de tambours Crêves chérisseur des conquêtes de sucre, de coton et de sel Crêves donc sur l'or des églises, les orgues accompagnent ton bâteau Crêves comme le i des flagellants les tueurs de sorcières...
Lire la suiteEn clair de lune sur son ventre un bol d'obsidienne liquide Elle crie longuement allongée dans le rêve d'un griffon La montre de sa mère pétrie entre ses dents Elle a supplié la nuit de n'être qu'un remord passager Un temps d'aiguille raccourcie chuchotée...
Lire la suiteLa peau retournée retour sur l'ile à fumer ma virgule échouée Si longtemps éloigné là bas la mer asiate là bas le causse blanc Là bas et ici dans mon ventre la tombe éclairé de mon père Montagnes des savoirs nus les oeillets portent ton nom Les cendres...
Lire la suitePour qui vrouille le tapis percé aux tempes? Les géants craniques qui prirent leurs quartiers d'été sur les bords d'à foison le champs de pierres. Pour qui stancent les gongs remués atones tremblés? Une armée de prophètes nomades sur la lande déchirée...
Lire la suiteDe Hong Konk la lumière sur la baie, l'alvéole des architectures, l'inoui silence au lointain imposé par la force des cubes et des trapèzes S'approchant des écharpes verticales mon regard devient fou, jaune, épris brutalement, l es iles comme des organes...
Lire la suiteIl est une nuit liserée de mots, anthracite du ciel Nous n'avons pas décompté les étoiles mûres Nous n'avons pas posé nos pas sur le vent, accent circonflexe Nous n'avons pas ouvert la boite à jouets Il est une nuit d'alphabet, chuchotement de l'horloge...
Lire la suiteMon prétérit se fâne Le passé digère les ponts ocres cisaillés Le rebours de l'histoire incendie l'escalier Ma demeure en gigogne l'un dans l'autre mes souvenirs Je flâne à l'intérieur de mes mémoires occipitales traitées d'impuissantes Je sais qu'il...
Lire la suitePas une mince affaire de moeurs le centre de la sexualité de René les révolutions de souillarde Le seau en règne maître et la voisine pleine de chien les mots font refluer le corps du con Derrière la porte plinthe de carresse sur son ventre grossi par...
Lire la suite