En quelques lignes d'encre Dire les obsessions croupies dans le gras de la chambre Les deux fenêtres grises couturées par le couteau des pluies Et le livre qui ment à l'attention des morts de la prochaine nuit Mon imposture je ne ménage pas mes efforts...
De mémoire, confite sur le lit, nue et cerf volant Glissante entre les espaces de mes arythmies j'étouffe Tu faisais des bruits de fesses des sifflets de chasse à l'herbe Le fil à l'anus je te retins bien souvent avant de prendre l'air Et pis le jour...
Ecrire ma merde phasée tu t'en branles comme tes avant dernières chausses Je m'écrase en liasse imondices tu ne me blaires plus de papier L'écriteur se retranche s'imonde le pas beau en ses derrières de fion Le mur de livres s'est écroulé je n'ai pas...
L'omega de ton verbe sa conclusion intime me vouant à la poubelle éructante Je traine avec les casseroles et le torchon de la cuisine Je me fais seul avec des morceaux de lumière basse qui omettent de me tuer Tu as clos le dernier mot la dernière lettre...
De la déjection l'écriteur De la maitrise des arrières bancs le chantre Des fonds d'abattoirs le devin Je ne crains pas le pire de mes affres ni la parodie d'une condamnation à mort J'ai pour moi des poches pleines de vers " en ces lieux de trouvères...
Le verbe être est addict de toi Tu ne mesures pas les séquences de plein dans la gueule que je mène avec le mur de la chambre enfoncée dans ses clous Tu ne songerais pas à me mener au zoo tant je pue la peur de te perdre à commencer par ce jour qui trimbale...
Racailleuse mordue par la pluie à poil dans ses pensées sinueuse soliste de la soif le visage tourné vers le sol spongieux l'objet miniature dans la flaque qui brille une virgule une tentative d'explication au mur frigide comme un incendie de chair humaine...
Dix lignes pour provoquer le pire chez toi servir le sel à la table du grand suif la glisse entre les doigts fuyants le couvert pour deux se sert une compote entre deux assiettes vides les valises s'impatientent la rue partira à l'heure plus qu'aube pluvieuse...
Dans le cours des choses de ta tête s'est noyé un Sélénien Pétri de romantique et de soleil lunaire Souviens toi il allait à contre fleuve Tu voulais le voir esclave de tes pires Tu délabrais autant ses passages secrets vers la hauteur des mots Il signa...
Ne pas craindre le pire la table est mise depuis six ans Le pain ronfle sur ses dorures tu t'en coupes une tranche Je veille du fond des âges à tes ronronnements Tu te croutes pour quelques instants le temps de manger Le temps de manger est un vulgaire...
Le journal de René vingt cinq yème... Prendre par la droite du rade, je titube entre deux paquebots de poubelles, les ressorts de la conscience coincent dans mon bide brulé, je prend une trajectoire oblique, les ordures me sédimentent. Je suis rentré...
Ton arachnée en foutoir maillée en travers la respiration de l'homme un esclave consentant Tu sautes de temple en temple en médisant sur les livres sacrés Toutes ces saloperies de papelards édités chez le cureton l'imam le pasteur le rabin le shinto le...
Malheur à toi qui pousse à la roue claire de fouet Malheur à toi qui chevauche les épines du prélat des insomnies Malheur à toi esclave des ronciers et des usines à sable Malheur personne pétrie par l'histoire montée sur calot dévissé Je trempe ma plume...
Le journal de René vingt sept hyène.... Le lampadaire chuinte du gras. La lumière cendre descend sur mes épaules. La rue aboie mimée par deux chiens qui se grimpent en réclamant de l'eau. Je suis déterminé à boire. Le lampadaire pète des anémomètres....
Seront parmi nous cette nuit les grands caramaléons les bouffeurs de slip fleuris sur la première rosée Seront parmi nous cette nuit les fluttés de l'immeuble les mecs en transe lorsque petit bertrand apparait Sera parmi nous cette noye la fille des piles...
Le code barres où qu'il est dans toute cette machinerie d'espions et de taupiers. Parce que sans code barres pas de livre pas de parution pas d'égo caressé pas de papelard dans les rayons pas d'écriture dans le jambon Où qu'il est le code barres? Parce...
Aimer, aimer, que ne sais tu te taire verbe soufflé J'attend que tu ouvres tes cymbales Je patientes sur la crête de ton armoire Je tremble sur mes roues arrières glissantes Je me roule une figue au milieu du wagon-lit Aimer, aimer, que ne sais tu te...
Crêves sur le promontoire noir Renverses la mer Ecris les hideux au monde Manges les algues de la famine organisée Crêves sur le promontoire noir Chausses les précipices Penches toi sur la forêt liquide Elle se poutre en avalant des corps Tu chutes en...
Lorsque j'écris je te dépose minutieusement sur le fin de la marge Un temps de belvédère où inquiète tu me regardes partir Un signe de la main avant de franchir les colonnes Belles Profondeurs Un doigt levé à la surface de l'horizon bousculé par l'étrave...
Tu es mort sur ton échelle de valeurs connes Comparant l'ordre et la conscience l'autorité et l'intransigeance Tu es un homme distingué des autres tu agis tu disposes tu tranches Tu es de ces individus au parfum double l'un séduit l'autre contamine Tu...
Je tiens des propos cartilagineux un peu blanc de poulet à l'adresse des meubles des murs qui se tordent de tiroirs et de plinthes J'ai pris une branlée sur le vif d'un éther au comptoir d'un bastringue où s'est moussée une multitude de commissaires du...
Un baiser de fond de puit une ventouse sur mes lèvres Des falaises d'émail me rentrent dans la bouche Me rehaussent sur la pointe des cils Cravatent mes papillons je m'étouffe dans le palais des astringents Un crime par la nuque ta main qui se crante...
Ce livre ne sait pas écrire il récuse le titre d'oeuvre Son objet? Dire la nuance de l'aimer Sa déroute calcaire Son carcan orageux Et nul ne se conclut à l'orée des désirs Je suis las de l'écrire sous perfusion sélénienne Je pars un cigare entre les...
J'ai regardé vers lune la géronte le souffle cru et le crachin des astres en pluie d'aluminium j'ai ôté la vue à mes yeux j'ai déchiré la lettre d'abandon j'ai caressé ma peau toute en cuir de cent ans mes artifices déchiré mes regards intérieurs qui...
Dimanche tu honores la cantatrice de tes cinglantes janjicules Lundi le sommet de ton con atteindra des vertiges invalidants Mardi l'amour s'en ira se faire poser un drain chez le patricien des lèvres Mercredi tu entendras gémir ton voisin tiré par les...