Ivre moi champignon étoilé L a feuille de thé chante quatre complaintes d'éléphants commissionnaires de la montagne qui parle elle dit les avers de récoltes et les endroits sur pilotis. Ivre moi champignon étoilé S i tout en féculant la pomme, j'introduisais...
Foutrement délectable cette huisserie pleine de chairs Une rose se hâte d'y jouir l'eau et le sang, pénétrée par l'horloger Quant à sa montre elle fuit, spumeuse comme l'éjacule des prêtres A cette messe pleine de draps noués autour des reins confits...
"Je maudis les mots écrits, je m'absous de l'écritoir." Peinant à travers son hirondelle d'encre et de papier fûmé le versificateur à roulette russe fit montre d'un dédain aussi soudain que cynique au regard sommes toutes en roubles d'une carrière d'écrivain...
Mardi nuit je trafique dans le bide du Géant-Gourd à la recherche du cadavre de René mon ami l'éprave tout azimut qui aura fini ses jours entre les machoires de la bête endormie l'échalas entre deux ravines asséchées un arbre planté dans le fion le sodomite...
Il est une nuit liserée de mots, anthracite du ciel Nous n'avons pas décompté les étoiles mûres Nous n'avons pas posé nos pas sur le vent, accent circonflexe Nous n'avons pas ouvert la boite à jouets Il est une nuit d'alphabet, chuchotement de l'horloge...
Un chant d'églogues au soleil front bas la nature des arbres qui se trament à ton passage Le salut vénérable de la forêt a ton pas sur les feuilles ruisselantes et hachées Entre deux vallées inhabitées, ta main courante le fil d'ariane des précipices...
Qu'ouvre enfin ces muscles la main pesée sur la vulve goûteuse La mire en fin de gland le centre de toutes les abstractions l'oubli L'engloutis se réserve une cathédrale de jus orge liquide Entre deux lèvres édentées la fendue hennissante percée de bulles...
M'iroisera à bâteau inversé la planche grise des morues décadentes Cet océan quantique défini par le nombre de brasseurs bus par la cale Mille voyages en terre liquide disparition du souffleur les mots en trempe A l'envers du monde les planches se mettent...
La nuit sous tes saillies ouvertes, tout en engorgement Les corps en pointe ravalés par les ombres laiteuses de la chambre Les reins déconfits, ô les ressacs de chairs sur le ventre broyé Par la fenêtre penchée l'aube ramasse les pourpres, oracle infini...
Au soir des grandes invasions de son corps l'homme peinait à trouver le repos compensateur de ses tourments Il vaquait vaguait en relief sur son lit en faisant des grimaces à la lumière biaiseuse échappée d'un chevet à l'odeur de bois mort Il s'ingéniait...
En crise tu abats des alcools des mots écrits des réverbères Elle a quitté le monde des abats jours des pénombres "Ces quelques fleurs mon âme disparue?" Tu charries des lits vides le drap te fait fantôme Le couloir des anciens jeux nus obstrue ta mémoire...
Le rein gauche effusif sécrête la pâme des fuites de lait le coing s'y engage avec ses plumes et ses dardes de viandes Si dictionnaire le corps, si bu l'abécédaire de muscles si précis le coin g L'amarante se déplie son trait rit à la vertical du ventre...
Le vent souffle toi de là bas N'arrêtes pas de geindre ourdis toi sous la pluie Tisses les coins entre eux marches comme en prison L'amnésie du remord tu peux aller ton sac La dégradation de la ville qui te broie Fous donc les encensoirs et les proses...
Le corps bamboché, emburné, dimanche des hautes servitudes, j'ai faim d'oiseau blanc, de petites mains à peine paumes ouvertes, Hou le vilain revenant de son placard mnémonique, il fait dans le ressassement de crimes!!! Je me cache, couvre mes yeux du...
Pour qui vrouille le tapis percé aux tempes? Les géants craniques qui prirent leurs quartiers d'été sur les bords d'à foison le champs de pierres. Pour qui stancent les gongs remués atones tremblés? Une armée de prophètes nomades sur la lande déchirée...
L'art d'appréhender la viande je traite du quartier de porc en me défaisant de la limace d'entre jambons pour mener un mémoire autour des avaries sanguines que même l'abattoir numéro sept ne sait décliner autrement que par de la totémique brutale et là...
Les heures attroupées dans le lit renoncent au verdict des corps, le temps a fait sa moisson de langues et de draps noueux, alors rrrrrrrrrhhhhhhhaaaaaannnnnnnnnnnnnnn, un dernier coup de hanches accouplées, serrées, strangulantes, passementeries de peaux,...
Le miroir vacille, il dégueule du tain sur ma capuche, je chancelle, tangue sous le boutoir de la bouteille désenchantée, je renacle à céder sous le poids du verre qui m'assome, un chien jaune me regarde en scandant " non, non, non, pas de regards avariés,...
Lorca pince une guitare, Grenade sa complainte Lorca essuie un piano, Grenade son compagnon Lorca au gacela pour l'enfant mort au puit, Grenade s'ensoleille Lorca en voiture La Barraca! Grenade le vent se lève Lorca en voyage océans, Grenade nourrit les...
Voisine ma cantatrice crépusculaire meneuse de charriot à l'attelage d'hommes Riveraine des corps emmaillotés ces larges d'épaules qui se froissent Qui se plient qui se tordent ces gueules de hussards les pleureuses concupisces Mitoyenne du lac neigeux...
Cherche midi ,trouve le soir, je me pâvane sous les étoiles enrhumées qui traînent de la blanche bleue et de la bleue soporifique Je déneige autour de la queue d'Alclépios la girouette des amas de nénuphars ,elle me toise de son ongle tétu Je m'abstiens...
Au bord de la creute je chante la mère des enfants tordus par les gaz Je suis précis dans mes domaines mortuaires, le corps fusillé par l'espoir de partir Je fouille dans la boue meuble de la tranchée à la recherche d'un os de Martin Il est mort l'année...
Ta sébile à votre bon coeur les hommes aimez moi puisque je suis parti Sur le sable je renacle Sur le fleuve je dénage Il a foutu le camp de base, démonté l'espoir de gravir, le loup dans la forêt Sur la croix je bande du bois sec Sur l'avers du miroir...
Mauve sous la varangue l'ombre se carresse Elle allonge des cils dessine un à foison de désirs Elle serait une chute si la nuit ne retenait sa main Mauve à l'encor de baisers, ses souffles entre deux mots Elle est biaise tout à son chevet d'yeux profonds...
Sept verres L'un ébrêche tes lèvres souricières elles distillent le vin équarisseur L'autre te ronge crue en disant la chanson des désirs gérontes Sept verres L'un provoque une précision d'alcool mimétisme de loupe sur la nausée ressac L'autre glisse...