A la baffre a la saucière à l'huitre borgne à la dinde violée au pâté ammoniaqué à la poubelle de table au picre sulfaté au pampagne oxygéné à la gerbillone de minuit à l'enfant jésus replet à la grotte de pif plein de blanche à la teuf de saucisses de...
Tu dors femme intérieure Ton sommeil allongé au coeur des figuiers rouges Ton banian foisonnant en cercle de banians Tu te caches un instant de nocturne sous les lianes de l'arbre Tu dors femme intérieure Sous ton voile chlorophylle la sève de tes rêves...
Parfaitement tendu le mâle en slip de terre Tout en in vitro dans son aquarium talentueux En apparence sur mousse plastifiée l'homme des poils lissés à la bougie Il sort de son moussant se remonte les globes se sèche sur des plumes de buse Il s'habille...
Je suis montre de toi L'aiguille méridienne qui accélère les pierres Le verre colimaçon autour de ton poignet Je suis montre de toi Ma quantité de vin mesurée sur la nappe Le boire cette passion des choses alléchées Je suis montre de toi Au soleil t'attendre...
Ne me pardonnes pas si je résume avec indécence tout ce qu'il pleut sur toi Ne me pardonnes pas je pose en berne mes flotteurs advienne la marée Pardonnes moi si je n'étouffe dans le gras de tes frissons Pardonnes moi les atermoiements de ma langue qui...
Tes reins sur l'ivre-moi je te fesse la gourde rougie comme une plaie tu te fais une hampe avec le dénoué je te corrige d'un trait de plume ton orthographe gueule Tes reins sur l'ivre-moi j'endette ton anubis à la vente des pognes tu revends une autruche...
L'ayesque troubadouve tu l'as vu tomber dans le trou Son chant obscène dans la soue des crotus hou hou Ils ont parachevé l'entonnoir les polissons de trouille En creux les inflexions de gigouille les attentats Les gueulardes enfilées sur papier broché...
Le poème cet étrange conditionnement des mots qu'il est doux de l'écouter assassiner l'étoile qu'il est doux de l'entendre chanter tout près des morts qu'il est doux de le nommer l'image merveilleuse de la souffrance Je l'ai écris pour toi pour t'auréoler...
L'amour est un tiroir où se mélangent les osselets mobiles d'un grand corps malhabile L'amour est une région de l'homme plantée de cartes réversibles l'avers minant l'envers L'amour est une région de la femme où les yeux réfléchissent et l'esprit se déplace...
Tu es partie affamant les régions sud de mon ventre A trois heures tu agitais la valise pleine d'arbres vilains A quatre heures tu rangeais nos livres nos essais Tu es partie ma caduque mon temps irraisonnable A cinq heures tu crossais des lames et des...
Il est un homme toupie Une espèce de rêve instable qui se prendrait pour une paire de couilles Il a franchi bien des hôtels et tant de soirées poltronnes Il a dansé tant de nuits avec des ombres chancelantes et des pâtés de cuisses snifées Il a sué sur...
Sa tête baigne dans le spume de ses réseaux inondés Il vagit effondré sur le bord du lit en rade sur l'abord d'une femme partie Il étouffe quelques secondes en chenillant autour de ses chaussures Sa tête baigne dans les tuyaux brûlants plein d'huile cérébral...
La Sagesse fume un havane tandis que la ville sourde mange des crapetons Les miettes du temps s'effilochent à travers l'écumoir orificiel Les hommes se barbent entre eux ils mangent des minettes toxiques Et l'oubli les condamne à s'entraimer fi du désir...
Crépuscule mer en dentelles d'écume le silence poudré la nuit en avalanche d'étoiles je ne renonce pas à la mort elle est la détresse des aimés Tu te mutines dans ton cercueil liquide tu appelles l'homme des inspirations celui par qui la vie revient à...
J'ai croisé par grand vent le corps moulu de frêre Connisson qui allait en voyage d'étude au Pays des Quatre Fers à Vapeur appelé autrement Le Continent des Mystères Osés. Connisson dans sa grande magnanimité voire grande magnétique me fit part de son...
Un message à caractère diffamatoire fakir fais moi peur Tu te méprends sur celle sur laquelle hier soir tu as agenouillé des larmes de chien pluvieux Aboiements de plénipotentiaire sectionné Tu penses qu'avec tes menaces terrestres je puis renoncer à...
La morte souvenez vous Elle vient souvent s'aigrir à domicile du vif Elle secoue les volets et remue dans le pot à café Elle épie le vif et compte ses capotes Elle pleure sur le palier en attente de doux La morte souvenez vous Elle est venue hier soir...
Sous les mauves exténués de ta chambre Parmi les draps pétris et le boulier coincé entre tes cuisses Tu te dessines en cette nuit croissante et laminée Tu recomptes tes avoirs de paroles courbes dans la pente des larmes Tu roules sous tes doigts des boules...
Le sablier Lorsque le temps arrive de nos précipités Lorsque l'absence dure plus que le feu éteint Lorsque derrière la porte..... Tu es partie à la dérive et tes yeux ont brûlé leurs miroirs Le quai appelle à la destruction de la conscience Je perd mes...
Par dessus toi en abondance de doigts couturiers sur tes seins perroquets La parole de ton ventre appelle mes mains orpailleuses dans le fond d'or Quant à l'emmêlement de l'éminence et du bol de chairs il fait la une sur le corps deux Vite des napperons...
Le thé au bord de toi la révérence au matin qui boit En volute je m'égare sur les brulures de tes doigts La chair implose épanouie à l'intérieur des mots Le thé en transition le soleil métronome Quelques gorgées de sperme à la verge qui s'use Dire que...
Amour écarte son "à cheval" ses hautes jambes en vé au dessus du trapèze de muscles qui la rend plus élastique qu'une mouette écartée de son sillon d'écume à la quête du poisson plié en queue de morue à la traine du chalut Amour est toute en baisers gymnastes...
Clandestina Tu fais les bordures lorsque j'efface tes traces sur mon ventre Je me penche sous les arbres lorsque tu coures dans les allées Nous enchantons les ombres lorsque nous atteignons la volupté de garage Clandestina Je me hâte à ta rencontre sous...
Mère matrice ton cri à travers les volets Ton acheminement de soupe offerte au bas du lit Ta raison écrémée puissante de valeurs Tu soupires sous l'effort des nouveaux nés du jour Tu entends les cisailles qui crochent dans la viande Je ramasse à la hâte...
Donnes à manger à l'oeil qui a faim Donnes lui des saumures et des restes de bonté Donnes lui la passion pour l'eau claire et ses dérives de pain Aiguises son appétit pour les bords de ravine où le galet se brûle Appelles la musique de son ventre fêlé...