Tu t'sues dessus frite en dansant à la fête des Polisseurs d'émeri qui se balancent comme bernaches attroupées au centre de la salle de guinche. Baloche m'as tu vu avec mes drôles qui s'assoient en rang d'ail en attendant le baiser fondateur Baloche m'as...
Un homme dans la rue se méprend au passage d'une femme dans la rue Il souscrit au regard de l'alliage d'obsidienne et de bronze Les yeux de celle qui sans mobile se détachent de la foule de vêtements Un homme dans la rue aperçoit une femme pleine de visages...
Boire plus que pis de vacharde vineuse Pitancher les escales au port qui n'en fut de pinard Dlogué le passereau à la louche de rhum Etancher les bâteaux mon tonneau de cervoise Picoler chez l' Ursule la tenante des bouges Boire plus que pot sur le zinc...
Tu dors avec l'ambition de grandir De tremper ta jauge spirituelle dans le jus de l'histoire qui ne renonce pas à oublier De te défaire de tes affres intimes qui te broient Tu dors avec le corps d'un homme si las D'un homme qui révère tes formes et méprise...
Mon corps grand tassement des os sur ton corps assemblé en fils et ligaments Sur toi presque vidé tout en peau de légume Harassé sur tes reins ouverts en déversoir Confit sur ton huile pentue où je glisse éperdument taupé Jusqu'à la soif qui me brûle...
Tu me grues avec tes petites mains d'épouvantails et tes règles toutes cornues qui me rentrent dans l'aqueduc qui je le confesse bien moins que le marquis est un ouvrage d'art où sont passés et passent encore tous les flux féminins et les porte à porte...
Je n'écris pas je chute avec les grands mercantilistes Je n'écris pas je me débande de libéraux Je n'écris pas je me shoote au rabot tricard Je n'écris pas je m'avenue en soutien à la forêt de burnes Je n'écris pas j'abois sous la langue pendue qui triture...
Mourir un peu c'est pas donné à tous les hommes c'est souvent pas repris C'est un art de la patience du souffle retenu Mourir un peu c'est savoir attendre qu'elle signale sa disparition sa réapparition C'est tenir son chapeau en pleine tempête de désirs...
Etre celle féminine plurielle La femme des audaces et des cultures spontanées Cultures immédiates par la parole affranchie de la diatribe Cultures des masculins pluriels Etre légère hors l'homme et réductrice de ses orgueils Etre celle qui aime n'aime...
La nuit antre les mots l'écriture glisse sur l'argile Entre eux ils se chevauchent l'entre s'ouvre comme une plaie Tu peux t'y essayer tu glisseras de même roche liquide La nuit entre les mots entre eux se dispersent s'émotionnent Antre de loup posé sur...
Maitre seconde à l'heure du temps qui se défait Chantant une parade d'alcools qui irait en sifflant sonner les cloches aux seins désirés Rire dans ton hautbois de chairs les mains dans ton col de savante Les pieds anicrochés à tes hanches tout en virgule...
Tu te fringues dans les draps du plumard qui se tord de douleur, aïe tu m'écrases Tu agites tes ardoises comme dues à ton "continent d'expériences " comme tu te nommes après l'amour, beurk La note est un peu salée, être asservie par le vocabulaire non...
Tu pars pourquoi tu pars avec tes cérémonials de valise mal fringuée Avec tes sources sûres tes certains et tes doubles de clefs Tu pars pourquoi tu pars à cheval sur une chaise sans dossier Avec l'assiette des après midi de thé où le gâteau avait brûlé...
Un tenez moi vaut mieux que deux tiens toi bien et un tentes moi vaut bien trois tu me tiens par la pulche le désir n'étant pas une soute à bagage ni même un air de rien il convient d'agréer l'élan du corps comme énergie à décompenser sa libido quant...
La vie air de flute accompagnée par la main coquine croisée sur le vélo des nuits de lune soupirée Je te respire vingt ans de pédale autour de ton ventre jaune La vie entre nous de fumées douces les espèces d'encensoirs les pipes à eau les bouts de cartons...
J'irais vivre dans ton livre mon aimée J'irais chercher de l'eau à la rivière de tes songes piétinant dans la boue de tes névroses Je t'offrirais des fleurs exfoliées dans leur beauté malade Je pencherais ma tête froide sur ton ventre nervuré Je lècherais...
Je reviens par la plage équilibrée sous les trois lunes crétines qui m'ont accompagné tout au long de ce voyage sans bagage ni ressentiment J'ai déplacé des montagnes de choux et des aqueducs de vin pour venir a toi sans crépine autour du sexe sans tuyau...
Je marche à la marge de ton sourire périscopique celui qui voit par l'éclat de sa beauté celui qui ne recule pas sous l'arche de cadavres estampillés amants éconduits celui qui tait les certitudes et sait les fragiles hésitations du corps Je marche au...
Soyons sérieux l'on aime que dans ses justices Soyons sérieux l'on aime que dans ses devenirs Soyons sérieux l'on aime que dans ses avoirs Soyons sérieux l'on aime que dans ses massifications des euhhh Soyons sérieux l'on aime que dans ses gourmandises...
L'obole d'un pardon tu patines dans le jardin au moment du thé tu es venu pour te dédire tout en mensonge sous la dune de soleil hésitant tu chuchotes plus que tu ne dis les mots qui te piétinent acidulés tu coures la honte au frais de mon visage qui...
Longtemps horizontaux ils s'assoient sur les plumes et se refont mimine Courbés en demi lune éclairée par la grâce d'une entreprise de gymnastique Quasi cassés sur le pucier des vannes ouvertes ils se mouillent muqueuses Penchent à l'avant proue des inserts...
Petite bouche surfine je te baise en allégé tout en disant les deux trois mots précis qui te déguiseront pour la saison à venir Tu auras reçu auparavant un sac de jute contenant une peau de miloutre et le récit du sac de Rome par francis Meredeeth c'est...
Comme à l'accoutumée elle précise ses indulgences à l'égard de mes lectures déchirées Elle tourne autour de moi comme une amie presciente de mes tourments Lorsqu'elle rit le matin la nuit se grise de ses prêchis prêchas Lorsqu'elle pleure le soir l'aube...
Mémoire d'un homme clos je t'appelle d'entre les murs de la maison peignée par l'alizé fécond je te croise invisible sur l'océan indien un oiseau disparait et avec lui l'horizon mourant sous l'attelage de vagues gantes mémoire d'un homme clos je traverse...
Des odeurs de voitures où nous baisâmes la ligne continue alors que nuit allait en contention avec nos consciences dissolues dans les toxiques et les mots nous roulions en agonie de l'infini vers la mer qui jamais ne nous vit les vagues intérieures bien...