Tu clumes je me planque derrière l'arbre mort Puissions nous nous déclarer heureux Je me jette à corps raccourci dans les bras d'une grue Puissions nous nous déclarer heureux Tu agites les grelots du masque les enfers miniatures Puissions nous nous déclarer...
La nuit crache des chiens et des pets de lémures Je vais en contrition par le chemin des vers, aucun ne sait louer Ne sait louer la vie sauf à gémir dans le placard de langues coupées J'étale mes lentilles, la dernière récolte Suffiront elles à préserver...
Soleil quand es ce qu'il boit Se permet il de rire Une fausse molaire recrachée dans l'étang Il fuit par les marais le long travail de sape Il cuit il se saborde il se trie hors des mornes Soleil fait il le rêve d'Asclépios Voyage t'il dans la tête du...
Tu entres en insomnie le temps d'un voyageur Par le silence à quai d'un souvenir ridé Je te vois à l'instant où tes paupières se vident N'as tu pas renoncé au massacre des heures? J'ai tant choyé ton rire jadis les incertains Venaient les entre draps...
J'irais par les pendoirs et les mines de plumes Fouiller les corps vidés de leurs âmes toxiques Légère cendre du mort, apprendre son cercueil La marche est encore longue à la montre des vifs Les urnes se distinguent alignées dans l'allée J'irais par les...
Parmi les si bémols celui qui suppose ton con a l'attrait de l'atome Je vais prendre mon bain dans la Fuckuchima, réacteur à savons Tu demeures sous la douche nue oh tes beautés de sous-verre Je me penche avec toi dans le bocal de raie, j'y vois l'aube...
Tas de caves insanes L'anus déplié en croix Au cran des marées d'atomes Maritimes en pli de mouette morte Penchés sur l'est l'éculé le refourgueur de nuits Frigides en instants de fellations Au bout du tube noir Le pétrole terminal les anneaux visqueux...
Envaguez envaguez les rouleaux d'eau superficielles Les vagues de morne Tamise, la hanche gauche du pêcheur Dormez Meredeeth, dormez, assassin bleu des soutiers nénuphars La flotte inespérée viendra par le fanon d'une baleine instable Flottez parmi les...
Lors de son discours aux nations libertaires Meredeeth fit du désordre littéraire son grand cheval de Troie anti bourgeois dont Londres savait se repaître "La valse des écritures sera notre chant trempé dans le souffre de la colère" communiait-il alors...
Vitole au joint nocturne la nuit s'y colle de pied Je fume pompier céleste le Partagas entre les phalanges L'étoile gerbe du violet l'Antares fume des météores Volutes en érection de graphismes andins Je fume l'hic en travers la mémoire je ne me souviens...
Aimer serait verbe insensé, tu reviens du si loin de mon âme Aimer serait verbe patient, tu t'es absentée si longtemps que mes yeux.... Aimer serait verbe fourbu, j'ai renaclé à le mourir en moi Aimer serait verbe en transit, je retourne dans la maison...
Le Pourquoi Pas sombre navire de reins à la dérive Un pli, une ombre sur le visage, je rame sur les envers du corps Occupée la morsure, l'expansion des désirs Foutrement suspendu le brame du mâle-porte Il s'engage dans le noir savourant la clarté pénitentiaire...
J'ai le culte du cuit et une prière précise à l'endroit du livre frit Souhaitez moi de bruler au coeur de son lecteur Sous sa langue épurée du style et des grammaires Pénétré de l'auteur ce grand autodafé Souhaitez moi de périr roti dans la travée Bibliothèque...
Au soin d'une vitole et quiet petit bonhomme Sur le vapeur cubain et sa trace tabac Fume un train de lune et son oeil Romeo Rapiécé au cognac je longe une rivière Une enchère de volute vient à me désigner Je m'étend à la source des trois feuilles divines...
Putaing trois escargots fauchés en plein élan La route n'est pas sûre le chateau d'Abraxas mouvant Ca glisse sous les limaces et sous diable les douves Entrez entrez par les salades que dire du pont de lierre Par qui les vifs entrés l'esprit suri des...
Châtrement raccourci le huant téméraire Son orgueil pâte à mouches se rhabille illico Et sa mine confite dédicace un bidet Faut dire qu'il en avait avant de se trouer Des ors peignés au cul et des langues toxiques Un vrai délateur urbain le chanteur de...
Ivresse, azur martelé par l'arrière du crâne Deux cones en entonnoirs sur ma vue erronée Distorsion des distances versées de verre à verre Je m'emploie à quérir un corps à la bascule En reptation folâtre autour de ta sucrée Ivresse, ma cécité, l'horizon...
Mieux vaut tôt que tantôt lorsque brise menu les poisons de ta bouche Vite en carafon derrière le verre fumé la fuite qui pendule je choisis de me fuir L'étrave de tes mots me secoue la burnière la cabane à désir J'ai tant et tant donné de sacs plein...
Je n'écris l'imposteur dans mes venelles sales Le ramassis d'immondes et de masques otés Le corps qui m'occupe va en ses reptations Je corrompt les sols d'une salle lunaire Par la maison du poète assoiffé et maudit Son esprit en transit pour la foire...
Le gras de la turbine tu arraches tes coeurs Ils ont dit "nenni les ouvriers" y en a plus disparus Des os sur le vingtième et encore avant guerre Le siècle de fumées de boulons et de gaz Et quelques bombinettes pour arroser le tout Les fils des usiniers...
Lire dans le noir je dévaste ma chambre par la parole en fourchette Le murmure condense l'oxygène autour de lui, ailleurs les murs sombrent Les rideaux imbibés de jaunes merde se raidissent , capes de morts Un tiroir plein de clefs oxydées grince soudainement,...
Défaite des consciences je marche sur le sable Une traverse nue rampe vers l'est je m'allonge pour mourir Le vent fils des tempêtes souffle ses indigences Une pierre grave le front d'un type ouvert de bas en haut Il renacle à crever, son petit message...
Lorsque le poulpe s'assèche la marée se colore Lorsque la limande glapit le sable blond Lorsque le flétan pue le sel se lime un quartz Lorsque le poisson chatte le cul des moules se flappit Lorsque le rien qui ne vaille l'écrire se corrompt l'encre picole...
Mon assortiment de rires les uns plumés D'autres palmés puis suivent trois rires en verre Puis l'un d'entre eux jouant au dé avec les larmes de mon coeur Deux rires partis en fumée et l'autre gondolé sur le dos d'une aimée Une valise déconnante pleine...
Cours, cours après le pain mercenaire La rue est pleine de corps jonchés de chair L' assaut est biais, redresses ton élan de vif provisoire Vas, vas ton canal de viandes ouvertes Pousses les cochères d'entassements Les cadavres renaclent à remercier la...