Sur ta peau, en falbala de lumière, deux doigts dessinent l'orbe d'une lèvre posée asséchée puis brusquement saisie en eau de sang entre les cuisses creusées par le trait quotidien de jus que la veine stressée aboit comme elle le crache. Tant au triangle...
Dis moi, dors tu? Entre étrave de mots chuchotés et solitude rincée à la louche de picre. Dis moi, dors tu? A la dérive de lèvres, le grand merdier de chairs entrelacées noueuses. Dis moi, dors tu? Par l'entonnoir de tes illusions d'obama, le parti démocrate...
Je te havane la plage des oubliettes spirituelles Qu'une promenade le long des Santiago archive d'aimer la ville Plume fumée je baigne dans tes volumes d'alvéoles enceintes Je, l'accouché, derrière le verre d'alcool, mon rhum dissert, Plein la parole...
Mardi le soufflet sous la peau absorbe les dernières lumières d'île Mercredi d'elle le corps géolombaire des tractions de litières Jeudi panique et rafiot de planches sur le branle de peau Vendredi hors paires l'espace se respire comme un grand ensemble...
Samedi à la rince-tambouille, Hoyo sinon je meurs! Dimanche entre les jambes de Madame la Pluie de Sucre Lundi regardes moi éteindre le jour, petit rêve des spleens Mardi studieux le stupre des avenues concassées! Mercredi avalasse de mots tordus, l'enfoncement...
Mercredi toute saoulerie sera considérée comme épanchement vain Jeudi le cigare pleine peau de tabac sur les lèvres tourbées Vendredi je songe à démonter le livre coude par coude Samedi ira ira pas gratter aux murs des rétentions de larmes Dimanche petite...
René paluche sa viande morte "Il n'est nul ordre qui saurait me contraindre à aimer, je ne suis ni d'içi, ni du temple des hommes, j'abaisse la lumière sur mon front et je m'agite la queue comme en séquence routinière de l'exil." René paluche sa viande...
Pource la gironcelle, l'amante du Cyclope, mange de l'attribut, Elle jette des pierres sur les bâteaux, ô grandes voiles d'ankilose salée, O radelle en coquillage d'ossements rejetés par la vague nuptiale. Pource la donze de Cyclope masse les lèvres du...
Mentir agenouillé au comble de la respiration, le falbala du vent à l'en dehors de l'arbre, le rail du souffle guide son draisineur apocalypte, l'affolement des parrallèles. Mentir parce que tu es venue respirer sur ma bouche, outre l'eau sur tes lèvres...
Un déambulateur spirituel accroché, une étrave en moignon qui sied si bien aux lèvres qui marchent Pas à pas sous la contrainte de l'espoir je redoute la parole de l'objet, ce culte nocturne de l'ombre Je ne feind pas l'hiver des mots, la transgression...
Il est nuit profundis, en alcove de fumoir Intempéries de drogues, marche sur crépuscule Il est nuit , la mangeoire déborde de spumes, des atchoums de neige, Le rail pour l'aurore dès demain, à l'aube du promontoir sur océan, vision de l'être qui ne sait...
Fifre le vent entre tes gorges aseptisées, le soir musicien souffle entre les muscles ainsi ouverts Tu scandes le nom d'un revenant; mince, ce n'est pas moi Mais qu'importe, le coït crépusculaire savoure son apogée Il n'a pas mis à nu les contredits par...
Pis que nid vide le cri éteint du Gourd-Soif Pis qu'aisselle puante la mise au ban du verre vide Pis que filature dans le merdoiement sarkyste le renoncement au rire Pis que trou le ressaut d'alcool sur les lèvres charriées par la rue Pis que baloche...
Deux corps s'affaissent l'écroulement des os. ils ont perché des enclumes au plafond du coït ils ont traversé des nappes de peinture blanche pris l'empreinte d'un lit pilotis sur fleuve de tissus les dia en emportée croupetons à minuit. Deux corps s'affaissent...
Dans la confusion priapée je ramasse le ventre d'une étagère de chairs en varape sur le gland fuselé à la dérive dans la vulve d'anis. Le manger d'amour est une épreuve bonhomme, presque fainéante, il mélange rotules et coudes, fion d'asoif et foune des...
Empyrée inamovible que le ciel fracassé éclaire, l'ondoiement du ventre Qu'ouverture sur le corps donne à désirer en projections de chairs Et l'allant des séismes patauge dans le moiré vénéré du silence à deux doigts de mourir. Je n'ai pas renoncé à t'aimer,...
Attire la langue mon palais d'hiver coincé entre les dents juteuses Par plaquettes de chair enroulées les doigts tordus sur la tranche du précipice ton épaule Deux phalanges entre les lèvres la lueur au regard asphyxié la métamorphose des yeux A la clarté...
Par dela la mourance et les bâteaux de sel par dessus ce qui broie par dela le tour de clef à l'envers du couloir en toi en moi la mort qui ne dément les morts avoisinants par dela le dé qui roule sous la pluie et son éloignement, là bas, vers la montagne...
Marti, Marti, Martinon, le petit du petit que le petit a fait si petit tout à coup si démuni de ses traits fins et glâbres. Oh, le rire des derrières de murs, des portes entrebaillées, des couteaux affutés dans la main des fistons, de l'ex humiliée, des...
Dernier verre avant routage vers le pucier andin. Le rêve tremblant est un vol de chacaille. Dernier verre autour duquel lequel est un buveur d'habitus, un presseur de temps vite le boire avant que se closent les murs. Dernier verre sous la langue, la...
Vendredi tu feras rouler les catapultes de fruits dépulpés. Samedi la montre s'arrache de la foule sonne l'heure. Dimanche l'enfant mort dînera avec sa maman dans l'arbre où nul ne pleure. Lundi l'outrancier se gondole en naviguant à vue sur le dos d'un...
Lorca des nuits de guitares, duende improbable dans la pièce en pénombre où la chaise semble vide tant il s'est absenté. Il est là pourtant, plein de ses océans, ses Grenade, ses andalousies, ses amériques des suds mobiles et pleines d'étranges danseuses...
Le Livre des Ruines sur le chevet malade sommeil minéral agitation des murs frigides je croise le temps qui passe mutilé les hommes, là bas, défilent sous des portes nauséabondes et l'homme là tremblant son agonie compte les heures sondes en agitant l'autre...
Mercredi se claquemure entre deux corps s'éludant. Le mutisme des désirs organise les regards et le scellement des lèvres. En balance les ombres se soumettent à la gravité de l'instant. Le lit glisse vers la fenêtre oxygénée. L'un corps dit l'autre corps...
L'orbe tombé de ton ventre, en ombre creuse sur mon rein Vulve ramassée comme fourre-moire sur la langue du berger concupisce Plastron velu entre tes cuisses, enchainement des blés sous le doigt proxima Dieu qu'il est doux d'aller et devenir l'amant d'une...