J'ai deux amis L'un qui baise les grues en plein vol migratoire L'autre qui se grime en animax lors des carnavaux estivaux J'ai deux amis L'un qui se barre en couilles lessivées sur planche à savon L'autre à la barre du mou lorsque le pâté tergiverse...
Croissance de soupirs à la bouche sucée Une livrée de doigts déborde sur ton flanc Tu tortilles les crins d'une verge enfumée Tandis qu'à la cuisine l'autre amant se compote Croissance du vagir à la mine poussée Un demi litre d'eau sauce tes allumettes...
Un lettré inamovible tendance séducteur nous n'ergotions pas sur ton savoir de moule Mais par apprentissages de tes extras de mots J'ai appris le dédain puis le mépris puis l'écoeurement Puis le rire s'en est mêlé, je me suis assise sur tes livres Alors...
Le verre me ferre en conséquence de ta fuite d'huile Je m'imprécise dans la nuit qui commande du vin Je transite par une mer intérieure à la nage des carafes Boire infiniment cerclé de noir sur l'oeil de l'étoile étouffée Le verre en conséquence me transfère...
Femme à barbe sensuelle, ton mollah agité Femme aux voiles intangibles, ton phallocrate ayatollhesque Femme aux voisines meurtries, ton connard bouc de collier Femme violée sous le manteau, ton scaphandre humano-mâle Femme grillagée l'ombre noire, un...
Trois hommes désoeuvrés entendent changer le monde L'un se love autour d'une pierre " je serais l'enveloppe de l'oeuf " L'autre joue avec deux brindilles tombées de l'oranger " je marcherais avant que la ville s'écroule " L'autre rampe sur la peau d'une...
Un vif en bout de corde Il enchaine des bruits d'os et d'urines Il retourne des sacs pendus à ses crochets Les vide, ciel des manchots décapités! Le vif compte ses proies promises à ses famines Il recense les nés et les vieux étouffés Il abat des repas...
Amour n'est elle pas brume dans son aura de bleus élevés dans le ciel des pâmoisons de chairs, du brouillard viendra la femme indistinctement précise de son corps Elle marche dans la nature de son esprit, floue et réelle, animée de désirs qui ne font...
Un homme courbe marche, tout violet étranglé Il patine sur les pierres du chemin étranger Etouffe sous la pression des assassins du jour Il ploie, cassé par les mains qui le brisent Il accélère son pas entre les banians et la chute des feuilles Une main...
A l'intérieur du rêve de la tête de Mathurin une guerre exigeante, esthétique, croise une guerre bordélique, dont le désordre des plans de lutte coïncident avec la prise du pouvoir par l'Ernest le preux chevalier des dictionnaires. Va t'en savoir les...
Un bout de peau contre ta plie desséchée Un bout de mon rêve contre ta méandre impuissante Je rénove la mer par intervalles de manchots Tu puises dans mes salines la pierre en expansion Je me rebande sur les voiries éloquentes Le verbe y nidifie et les...
Le verbe dévorer m'encourage à manger les restes de Francis Meredeeth Sa tombe en plein ciel lévite sous mon regard friand de cadavre Le corps du mort n'abandonne pas la rue Je mange sur le chevet décomposé des écrivains pués Je renonce à la cruche posée...
Le journal de René quarante troisième hyène.... Et hop, j'envoie l'acide, je me débouche une boutanche de négrita histoire de me faire reculer le fondement. Le rhum de cuisine, ça vous branloche l'esturgeon, j'ai le tonneau à tricandilles qui vacillent....
A la fin du dix neuvième siècle la scène littéraire Londonienne exulte des travaux de Francis Meredeeth sur l'art et la manière d'usurper l'histoire poétique anglaise. Retranché dans son quartier de Burblye et entouré de quelques scribes malades d'opium...
J'ai deux amis L'un pour l'hiver qui trame sur les culs son futur lit de mort L'autre pour l'été qui désosse le vent tout en campagnolage J'ai deux amis L'un dont le hâvre est une perpétuité de désirs fourragés L'autre le balancier qui rêve de se fondre...
Enivrée par le gout d'un homme qui décante Ombre phasme posée sur le phalle gauchie Saoule parmi les flux elle se vrille à la gaule L'autre tousse des planches et des avertisseurs Qu'importe elle se lamine sur le frein du bonhomme Elle déchatte insatiable...
Le journal de René trente cinquième hyène..... Tenez, j'vous le dis, ce pape l'a bien du s'enfiler du mouflard que même son frêre il les fait siffler dans son cor de chasse; chef de chorale j'ten filerais du sifflet dans le fion des moutards, putain de...
Le journal de René trente deuxième hyène.... On me prend pour un con dans l'immeuble, si ils savaient que j'écris toute cette merde arrachée aux murs, aux poubelles, au placard à bouteille, si ils savaient qu'écrire est une impasse, une fin de non recevoir,...
Le journal de René vingt neuvième hyène.... IL s'enfile du six stars en aboyant du troisième. Il voit des aqueducs percer dans le ciel et des pigeons blessés mourir dans leurs entrailles. Il chevauche des conduites de boue.Il se faufile à travers la nuit...
L'arbre parmi les siens est un grégaire anxieux L'homme parmi les siens est un sac de certains Je me souviens un soir de train où les arbres fuyaient devant des rangées de soldats L'aube en miette léchait les derniers rangs qui mouraient par centaines...
L'irréprochable Cartebouille avec son stylo au vinaigre et son cartable en peau de zeb Je le trace dans la rue des Anciens Cons, 17 de celle çi il entre dans une turne avec le visage pointu de celui qui tambouille Il disparait et ma pomme dans son dos...
Au matin du sixième jour il passait la frontière tenue par trois connards de garde-gares Son coeur flottait sous son sein peau de cuir Sa main gauche triait des lentilles dans un bol de voyage Sa peau générale nerveuse comme un prurit puait telle soue...
A l'heure où tu demeures ignare dans ta tombe Où les songes jadis se remettent à noircir A l'heure du plomb fondu coulé entre les doigts du sorcier Son cri comme en appeau aux diables séculiers A l'heure des vérités qui ne rendent pas grâce Et leur traité...
Petit achoppement sur tes épaules lustrées Tu secoues tes ventres pointus, ton sac de jute perce sur le lino Le couloir est trop long, tu n'y parviendras pas Marches encore sur la peau de ta hume La terre puis le sable puis les patins à glace puis tes...
Je reviendrais à Montestaure Par l'épaule du Rat Par un Soulcem inépuisable Par l'étang Sourd le sac de pierres Je reviendrais à Montestaure Sevré d'abeilles et de myrtilles Par le port de l'Espagne Chargé de vin et de vieux livres Je reviendrais à Montestaure...